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Un jardin naturel et sauvage...

... c'est d'abord un REFUGE...

Un jardin naturel ou sauvage c'est un d'abord refuge pour la faune et la flore locales dans notre désert de villes et de jardins bien entretenus, aux pelouses lisses et uniformes, sans "mauvaises herbes"...

En privilégiant les aménagements pour accueillir la faune et la flore sauvage locale dans son jardin on leur offre un refuge naturel basé sur trois principes de base très faciles à appliquer (©Natagora, 2003).

 
1999 05 Jardin 5Quand on commence à appliquer les principes du jardin naturel, il n’y a plus de « mauvaises » herbes. On comprend vite que toute plante qui pousse a son utilité et que d’elle dépend d’autres acteurs de la biodiversité (insectes, micro-organismes, etc.). Favoriser la faune sauvage, c’est aussi prévoir des abris accueillants (construire un nichoirs à insectes en est un bel exemple). Je n’ai pas pour vocation ici de réécrire ce qui a déjà été amplement détaillé par des personnes mieux qualifiées que moi et donc je vous renvoie au site de www.natagora.be qui et une mine de conseils et de fiches pratiques si vous désirez vous lancer dans l’aventure. ​
 
Quand je me suis décidée à avoir un jardin naturel au début des années 2000, j'habitais à l'époque une maison 3 façades à Woluwe-Saint-Lambert, en banlieue de Bruxelles. Tout a commencé par ma participation au concours Natagora et j'ai gagné une visite à domicile d'une spécialiste qui m'a prodigué tous ses conseils nécessaires pour me lancer.

Comme je faisais figure de marginale dans mon quartier bien ordonné, j’avais alors cru bon de mettre une pancarte informative sur le jardin naturel à l'entrée de la maison afin de préciser ma démarche à l'intention des passants et des voisins. J'y expliquais entre autres que ce petit bout de jardin "non entretenu" (sic) était en fait un refuge pour de nombreuses espèces sauvages et inattendues en ville : l’été on pouvait par exemple y observer trois sortes de grillons et sauterelles. La pancarte n'est pas restée longtemps, elle a disparu 2 jours après son placement. Le jardin, lui, est resté naturel et a même été labellisé en 2003 par Natagora.
 
Je vous invite maintenant à me suivre pour une petite visite de mes jardins sauvages en images.

Mes choix au jardin

Mes choix au jardin

Quand on a un jardin il faut faire des choix : comment garnir des plattes-bandes, choix des fleurs annuelles, des plantes vivaces, quand tondre sa pelouse et à quelle fréquence, que planter comme haies, quand les tailler, quels arbres, quels arbustes, un potager ou non... Mais "La beauté est dans les yeux de ce lui qui regarde" (Oscar Wilde), et donc c'est surtout une affaire personnelle.

La pelouse, moi je la trouve plus jolie quand y on laisse pousser des plantes indigènes. Ce que la majorité des gens appellent "mauvaises herbes" et les scientifiques "adventices", j'ai choisi de leur donner laisser toute la place qu'elles veulent. Si une plante pousse spontanément dans un jardin c'est forcément qu'elle y est bien, et c'est cela le principal à mes yeux.

En procédant ainsi, on a souvent de jolies surprises... Allez faire un tour dans la rubrique flore sauvage de ce site, et je pense que vous en ressortirez convaincus.
Quand tondre sa pelouse ?

Quand tondre sa pelouse ?

La première tonte de ma pelouse s'effectue après la floraison des pissenlits. Une seconde tonte aura lieu au milieu du mois de mai, une en juillet et une en septembre.

Dur dur avec une herbe qui est parfois bien haute, mais j'ai opté pour une tondeuse mulcheuse tout à fait extraordinaire, la Flymo© Turbo Lite 400 "sur coussin d'air". Légère, maniable, peu énergivore (électrique) elle abat la besogne sans faiblir, et les lames sont remplaçables. Flymo a même consacré un site à la vente de pièces détachées pour leurs tondeuses. En 15 ans, j'ai eu deux tondeuses Flymo. J'ai remplacé la première (Flymo 300) par une plus grosse (flymo 400) pour cause de jardin plus grand. Et ces modèles sont toujours en vente aujourd'hui.

Le fait d'avoir opté pour une tondeuse mulcheuse évite de devoir ramasser l'herbe et permet de broyer la tonte sur place. Cela évite de devoir la composter (trop de tonte de pelouse apporte trop d'azote en un coup au compost). La tonte sert d'engrais et enrichit le sol en azote.

Quand je fauche hautes herbes (en juin et en septembre), je laisse sécher le foin sur place 24 heures pour laisser la microfaune s'en échapper et je regroupe ensuite en tas pour que cela sèche. Au bout de quelques jours, je ramasse le foin et je l'entrepose dans le bac à matières brunes de mon compost.

Ce foin sert de paillage des sols de mon carré potager et de mon jardin d'herbes. Un tel paillage préserve l'humidité du sol lors des canicules et permet de moins arroser. En hiver, il les protège du gel.
Laisser les feuilles mortes sur le sol

Laisser les feuilles mortes sur le sol

Laisser les feuilles sur la pelouse à l'automne, ça vous évite évidement de les ramasser mais surtout cela permet à la petite faune locale de s'abriter durant les premiers froids, et même d'hiberner pour certains.

Cela me rend toujours un peu triste, quand je vois certains jardiniers autour de moi ramasser les feuilles souvent tard dans la saison. Inévitablement, ils dérangent tout un petit monde qui s'y était déjà réfugié en vue d'y passer l'hiver.

Donc non seulement je laisse les feuilles tapisser le sol à l'automne, mais en plus, j'évite de marcher dessus et de les remuer pour ne pas déranger les habitants de cette magnifique couverture de protection.

Par contre, il est préférable de les ramasser quand le printemps arrive, pour permettre à la terre de se réchauffer (vers le mois de mars), sans risque de déranger les locataires, souvent déjà sortis de leur hibernation. Les feuilles mortes pourront alors rejoindre les matières brunes dans le coin compost (voir aussi la rubrique compostage de ce site).
Une pelouse haute en hiver

Une pelouse haute en hiver

En hiver, la pelouse sert également de refuge pour la faune sauvage. Evitons donc de la tondre trop tard dans la saison. Dès le début du mois d'octobre, elle abrite déjà une foule d'insectes, d'invertébrés autres micro-habitants qui pourront y passer l'hiver tranquille, bien à l'abris au pied des hautes herbes.

Il faut également, comme pour les tapis de feuilles et pour les mêmes raisons, éviter de marcher sur la pelouse en hiver. Et ne vous inquiétez pas : la pelouse reprend très bien au printemps.
Une pelouse de pissenlits

Une pelouse de pissenlits

Quel bonheur au printemps, de voir apparaître les premiers pissenlits. Symbole des beaux jours revenus, non seulement il est comestible de la tête au pied, mais certains prêtent même des vertus anticancer à ses racines.

Il est aussi parmi les plantes mellifères les plus utiles aux hyménoptères qui commencent à sortir et à butiner. Les abeilles, entres autres, en sont friandes. Quand on pense que certains le suppriment systématiquement de leurs pelouses... Quel dommage.
Graminées et plantes fleuries

Graminées et plantes fleuries

Les coins laissés à la nature vont bien vite devenir, dès le printemps, une vitrine de biodiversité. Sur cette photo, par exemple, on voit entre autres, des renoncules, la benoîte, un pissenlit monté en graines, la prêle, la ronce, l'ortie,...

Et je ne parle pas ici des insectes...
Myosotis

Myosotis

Le myosotis aime autant l'ombre que le soleil. Il pousse un peu partout sur mon terrain, parfois dans des endroits inattendus.
Le rumex au bord de ma mare

Le rumex au bord de ma mare

Sur les berges de ma mare a poussé un magnifique plan de rumex. Ses longues feuilles pendent au-dessus et dans l'eau et les jolies demoiselles aiment venir s'y reposer.
Robert le diable sur la grande berce

Robert le diable sur la grande berce

Ce joli petit papillon est un Robert Le diable surpris en train de faire une pause au bord de la mare, sur des "pattes d'ours".
Fraisiers, pissenlits, escargots et foumis

Fraisiers, pissenlits, escargots et foumis

Un bel exemple de cohabitation pacifique : laissez pousser les pissenlits, ils préserveront vos autres cultures (ici les fraisiers) des "nuisibles" tels que limaces et escargots.

Et si vous regardez bien l'alvéole de gauche, vous verrez que le pot a été envahi par une colonie de fourmis. Elles contribuent à aérer la terre et nous débarrasse de certains "indésirables".
Laissez les taillis envahir vos haies

Laissez les taillis envahir vos haies

Quelle richesse que les taillis, quel refuge aussi pour la faune locale, un garde-manger pour les oiseaux, faux-fraisiers, framboisiers sauvages, gaillet gratteron, lierre terrestre, ronces, orties, aubépine, ...

Pourquoi ne pas les laisser envahir vos haies ? Vous avez peur d'être envahi par les ronces, aussi appelées mûriers sauvages ? Rappelez-vous cependant que leurs fleurs sont extrêmement mellifères, et que leurs branches (âgées de 2 ans) vous donneront de merveilleuses petites mûres pleines de goût au mois d'août. En outre les taillis touffus de ronces mettent à l'abri à toute une faune sensible aux prédateurs.
On veut des coquelicots

On veut des coquelicots

Symbole même de la biodiversité, le coquelicot est très sensible aux produits chimiques, et ne poussera que là où il n'y a ni herbicides, ni engrais de synthèse... Il est donc tout naturellement devenu le symbole d'un mouvement citoyen d'appel à l'interdiction de tous les pesticides : "on veut des coquelicots" et d'une pétition qui a regroupé déjà plus de 700.000 signatures à l'heure où j'écris ces lignes.

Il reste à mes yeux le symbole de la vie tout simplement : aussi éphémère que magnifique, il ne dure que le temps que notre regard se pose sur lui.

Et comme il ne pousse que dans un sol meuble, travaillé, et il est pour moi la preuve vivante qu'humanité et biodiversité ne sont pas incompatibles et peuvent tout à fait coexister.

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