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Un jardin cultivé...

... mais pas que...

On peut avoir envie d'un jardin cultivé, mais laisser quand même une place à la nature, avoir des plate-bandes bien entretenues et un coin jardin naturel, ce n'est pas difficile. Suivez le guide...

1999 05 Jardin 5« … Bien que je sois un vieil homme, je ne suis qu’un jeune jardinier. » (1)

Restons humbles, car la nature se suffit à elle-même. Il est souvent inutile d’investir beaucoup de temps et d'argent pour la voir s’épanouir au jardin, que du contraire.

Bien sûr, si vous voulez des fleurs cultivées pouvez toujours acheter des plants en jardinerie à l'entrée de la belle saison et les repiquer. Choisissez bien votre fournisseur cependant, car beaucoup de jardineries vous vendront des plantules pleines de pesticides tueurs d'abeilles et nourries aux engrais chimiques. Vous pouvez aussi semer des graines (bio si possible) dans votre maison derrière une fenêtre si vous avez la place, ou dans une serre si vous en avez une.

On n'a pas toujours le choix et il faut entretenir le jardin un minimum, surtout quand on est locataires. On peut tirer parti de ces arbres et plantes existantes pour y laisser quand même s'épanouir la vie, en ne taillant et en ne tondant pas trop par exemple. 

Ne succombez pas non plus aux modes... Pour les insectes, je trouve parfaitement inutile d’investir dans un hôtel à insectes, cet objet très joli et très à la mode, qu’on trouve partout en jardineries. Tout d'abord, ceux-ci ne sont pas toujours adaptés mais surtout, en rassemblant vos abris à insectes en un seul endroit dans un tel montage, vous créez surtout un restaurant self-service pour toute une faune, dont les pics qui s’empresseront de piller votre bel hôtel. Et si vous voulez vraiment des abris à insectes, Je vous renvoie ici au site de Natagora où vous trouverez des idées pour fabriquer vous-mêmes, à moindre frais, toute une série d’abris pour les insectes entre-autres. 

Je vous invite maintenant à visiter ci-dessous mon jardin en images pour y trouver d'autres idées.

(1) Thomas Jefferson

Plantes annuelles

Plantes annuelles

On a difficile à résister aux plantes annuelles, pour embellir le jardin à la belle saison. Plutôt que d'acheter des plants à repiquer dans une jardinerie quelconque (engrais chimiques et pesticides), semez en mars et replantez en mai. Ici, lobelias se marient joliment avec des tagètes (oeillets d'Inde). Ces deux plantes sont très faciles à obtenir sur semis.

Pensées, tagètes, géraniums et autres pélargoniums qui craignent le froid ou encore les fragiles dahlias qu’il faut déterrer et rentrer l’hiver, la solution est dans les jardinières, bacs et autres pots.

Vous pourrez utiliser votre compost afin d’enrichir le substrat et vous aurez de magnifiques fleurs en excellente santé tout l’été, qui seront de plus bien plus aisées à déterrer pour les protéger du froid en automne que si elles avaient été dans des parterres au ras du sol.

Certaines se resèment même toutes seules ... J’ai acheté des pensées à l’automne 2016 et les ai plantées dans une jardinière avec un fond de compost et bois pourri. Elles se sont ressemées au même endroit et ont refait un magnifique tapis au printemps ainsi qu’à l’automne suivant. Seul inconvénient : il ne faut rien mettre d’autre dans les bacs. Encore une fois, la nature se suffit à elle-même et n'a nul besoin de nous.
De la mousse

De la mousse

Vous avez de la mousse dans votre pelouse ? Tant mieux car elle abrite toute une faune spécifique. Et encore, si la mousse pousse au détriment de l’herbe sur une partie de votre pelouse, avez-vous déjà pensé que c’est sûrement parce que la mousse justement s’y trouve mieux que l’herbe ? De plus, regardez-la bien, de près, c’est un chef d’œuvre de la nature… et bien plus complexe qu’un brin d’herbe !
Ma rhubarbe au milieu de la pelouse

Ma rhubarbe au milieu de la pelouse

J'adore la rhubarbe. Elle pousse facilement, au milieu de ma pelouse, et m'offre deux récoltes par an (avril-mai et juillet-août). Son petit côté aciulé charme les papilles : on la mange en tartes, en confitures ou en compotes. Son mariage à l'abricot convient particulièrement aux confitures.

Je la regretterai car voilà une plante qui ne me suivra pas dans l'Aude car elle aime l'humiditié, a besoin d'un terrain riche et n'aime vraiment pas le soleil ou les trop fortes chaleurs.
Les hortensias

Les hortensias

Il y a deux choses à savoir pour avoir de beaux hortensias : premièrement il ne faut les tailler qu'au printemps et laisser les fleurs mortes sur les arbustes tout l'hiver, et deuxièmement, il leur faut beaucoup d'eau.

Ils se plaisent à l'ombre, mais les fleurs seront plus grosses et plus abondantes au soleil, pour peu que vous les arrosiez en été.

C'est en Bretagne qu'on trouve, selon moi, les plus beaux hortensias.
Le vieux sureau

Le vieux sureau

Envahi par le cornouiller, nous avons découvert dans notre jardin de banlieue, un vieux sureau (Sambucus nigra) qui doit bien avoir 20 ans… Il fait le bonheur des oiseaux car certaines de ses branches sont à moitié mortes et abritent toute une série d’insectes que viennent récolter les mésanges, rouge-gorges. Quant au pic, les traces de ses repas sont visibles sur le tronc.

Sur ces branches mortes, viennent également s’épanouir les oreilles de judas ces champignons comestibles que l’on trouve rarement sur d’autres arbres et qu’on peut mettre dans les potages chinois pour remplacer avantageusement les shitaké par exemple.

En hiver il me sert à accrocher les mangeoires et autres garde-mangers pour les oiseaux.

Au pied du sorbier, j'ai remarqué la présence de deux terriers, sans doute habités par de petits opportunistes (souris ou surmulots), car à cet endroit, en hiver, le sol est constamment jonché de graines et autres fruits secs qui tombent des mangeoires.
Le beau bouleau

Le beau bouleau

Un bouleau verruqueux à triple tronc âgé de plus de 30 ans épanouit son feuillage sur la partie est du jardin à l'avant.
La viorne annonce le printemps au cœur de l'hiver

La viorne annonce le printemps au cœur de l'hiver

Très jolie avec ses petites fleurs délicates de couleur rose vif en bouton, au presque blanches quand elles sont épanouies, Viburnum x bodnantense 'Charles Lamont' fleurit dès le mois de décembre, comme l'annonce précode du printemps à venir.
Sculptez votre pelouse

Sculptez votre pelouse

Laissez des parties non-tondues dans votre pelouse, pour une plante ou un groupe de plantes. Osez sculpter votre jardin, cela permet de laisser des ilôts de biodiversité pour que la faune et la flore y trouvent aussi leur compte. Cela permet aussi de faire de belles découvertes, puisque c'est grâce à cela que j'ai préservé l'orchidée à larges feuilles dans mon jardin.

L’avantage d’une pelouse moins entretenue et moins tondue réside dans le fait que les limaces et escargots préfèrent de loin se régaler des pissenlits qui sont à ras du sol, que de devoir grimper pour manger vos légumes, pensées et autres tagètes situés dans des bacs à 30 cm de hauteur ou plus ! Et le trèfle blanc, c'est un tel régal pour les butineuses quand il est en fleur, surtout en fin de saison.
Vous avez une pelouse ?

Vous avez une pelouse ?

Moi, ma pelouse (quand j’en ai une) je l’aime émaillée de pissenlits et de pâquerettes au printemps (première tonte début avril, ensuite rien avant mai-juin et dernière tonte en septembre). Oubliez donc les pesticides et autres engrais.

En été je laisse même un coin de pelouse monter en graines, que je ne fauche pas. Diverses graminées viennent s’y installer, ainsi que des orties, du rumex, du plantain, ronces et autres fleurs des champs. Toutes ses fleurs et plantes montées en graines régaleront les oiseaux en hiver, dont par exemple le bouvreuil.
Du cornouiller sanguin

Du cornouiller sanguin

Ce buisson de cornouiller sanguin était là quand nous sommes arrivés dans la maison. Il débordait fortement sur les côtés, empiétant sur la pelouse. Nous aurions pu, quand nous avons nettoyé le jardin, rabattre les tiges à 30cm du sol au printemps pour rafraîchir l’ensemble et que l’arbuste fasse ensuite de nouvelles tiges bien droites. Cela m'aurait intéressée également pour la vannerie sauvage qui est un de mes loisirs.
Buisson refuge été comme hiver

Buisson refuge été comme hiver

Cependant, après un hiver passé à regarder les oiseaux se réfugier dnas le buisson de cornouiller sanguin, se nourrir à ses pieds où le fouillis inextricable des branches rend impossible la pénétration des prédateurs, nous avons estimé que le bénéfice, pour la nature, serait plus grand si nous n'y touchions pas trop. Nous avons donc simplement un peu rafraîchi et élagué l'extérieur pour que l'ensemble offre une certaine harmonie, tout en préservant intacte son épaisseur et la couverture du sol à ses pieds.
Un boule de neige

Un boule de neige

Magnifique et magestueux, un boule de neige. Malgré les pucerons noirs qui l'envahissent, il est chaque année aussi beau.
Pas d'écorces de pin dans les parterres

Pas d'écorces de pin dans les parterres

De grâce enfin, si vous tenez à vos arbustes, évitez de répandre des écorces de conifères à leurs pieds, au risque de les voir dépérir. En effet, les « mauvaises herbes » ne pousseront plus dans ces parterres, car les écorces de pin acidifient la terre, et donc ce qui n’est pas bon pour les adventices n’est pas bon non plus pour vos arbustes (à moins bien sûr que ces arbustes ne soient des eux-mêmes des conifères).

Préférez plutôt répandre du compost sur vos parterre, en automne, même non tamisé, qui enrichira le sol et retardera l’arrivée des adventices. Répandre le résultat du broyat des branches de vos arbres et arbustes (mais pas les conifères) directement sur vos parterres aura le même effet.
Haies, taillis, fourrés et tas de bois

Haies, taillis, fourrés et tas de bois

Ma haie de troènes, j’aime la laisser fleurir d’abord pour le plaisir des yeux, ensuite pour son parfum entêtant et enfin pour que les milliers d’insectes butineurs puissent se régaler de son pollen. Je taille donc pour la première fois ce type de haie fin juin. Une deuxième taille ayant lieu fin septembre-début octobre.

Les arbustes, haies vives, buissons et autres fourrés inextricables sont autant de refuges pour la faune, et particulièrement en hiver. Ainsi, un tas de bois et de branches laissé au fond du jardin servira d’abri à de nombreux insectes qui se nourrissent de bois mort, mais aussi donc à leurs prédateurs, le hérisson et à bien d’autres petits mammifères.

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